
Le vendredi 12 juin 2026, Cotonou a vibré au rythme d’un atelier inédit consacré à la jeunesse et à son rôle central dans la consolidation de l’État de droit. Organisé par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix/Chant d’Oiseau (IAJP/CO), en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer et l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), l’événement a réuni étudiants, universitaires, religieux et acteurs de la société civile autour du thème : « Implication et engagement des jeunes dans la construction de l’État de droit en Afrique ».
Citoyenneté, clé de voûte démocratique
Dès l’ouverture, les intervenants ont rappelé que les libertés publiques constituent le socle d’une société juste. Gilles Badet, ancien secrétaire général de la Cour constitutionnelle, a souligné que la protection des droits fondamentaux est la première arme du citoyen. Fidèle Ayéna, quant à lui, a mis l’accent sur les stratégies concrètes permettant aux jeunes de prendre pleinement part aux processus de gouvernance.
La parole comme levier de liberté
Un panel animé par Alain Adihou, Me Sédomedji Michèle Zomahoun et le professeur Ferdinand Kpohoué a exploré le rôle de l’éthique et de la communication. Leur message est clair : les jeunes communicants sont les gardiens de la liberté d’expression, capables de donner souffle et vitalité à la démocratie.
Un continent porté par sa jeunesse
Pour Théodore Golli, représentant de la Fondation Konrad Adenauer, l’Afrique possède un trésor : sa population jeune. Mais ce capital doit être accompagné d’une éducation civique solide et d’un leadership responsable. Maxime da Cruz, recteur honoraire de l’UAC, a averti que l’indifférence face aux atteintes aux droits nourrit l’injustice. Les jeunes doivent donc devenir des vigiles de la démocratie.
Des bâtisseurs, pas des figurants
Le directeur de l’IAJP/CO, le père Éric Aguénounon, a plaidé pour une reconnaissance pleine et entière de la jeunesse comme moteur du développement. Il a insisté sur le fait que les jeunes ne doivent pas être réduits à des instruments de mobilisation politique, mais considérés comme des architectes de l’avenir, porteurs de justice, de paix et de dignité humaine.
Un engagement pour le bien commun
La cérémonie d’ouverture, présidée par le père Raymond Goudjo au nom de l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, a rappelé que l’État de droit n’est pas qu’un ensemble de textes. Il doit incarner la fraternité, la solidarité et le respect des droits fondamentaux. Dans cette mission, la jeunesse est appelée à être le maillon fort du changement.
En somme, cet atelier a réaffirmé une évidence : l’Afrique ne pourra bâtir un État de droit solide qu’en plaçant sa jeunesse au premier plan. Non pas comme spectatrice, mais comme actrice, voix et conscience d’une démocratie vivante.



